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Vente de poêle à Bois Marseille : les particules fines

les particules fines

qu'est ce que les particules fines

Trop longtemps, le manque de certitudes, l’absence de données fiables et la crainte d’avoir à porter des débats délicats nous ont détournés de la question de la santé environnementale. Aujourd’hui les liens entre la qualité de vie, l’état sanitaire des populations et leur environnement ne font plus de doute. C’est donc en responsabilité que nous avons placé ce sujet au coeur du Grenelle. Le débat, de qualité, a permis de dégager les axes forts de la politique que nous entendons mener sur le sujet. Parmi ceux-ci on recense notamment la lutte contre les inégalités environnementales. Les Français les plus démunis sont plus exposés que d’autres aux risques environnementaux, du fait de leurs conditions de logement, de leur environnement socio-économique ou professionnel. Certaines personnes, certains territoires sont également plus sensibles que d’autres. Ce n’est plus acceptable. Nos politiques de protection de l’environnement, d’amélioration du cadre de vie et de préservation du paysage doivent en tenir compte.
Les questions de qualité de l’air, tant intérieur qu’extérieur, ont également fait l’objet de débats intenses. L’enjeu est de taille. La France compte aujourd’hui 3,5 millions d’asthmatiques. L’allergie touche quant à elle près de 30 % de la population. Cette question méritait des réponses immédiates, ambitieuses, précises. Le plan particules compte parmi ces réponses. Il était indispensable. Les particules sont un des polluants les plus nocifs pour l’homme. Elles seraient à l’origine de 42 000 morts prématurées chaque année en France. Plus inquiétant, leur impact se ferait sentir sans atteindre de fortes concentrations. Les épisodes de pics de pollution restent un problème mais la réduction pérenne et générale des émissions de particules, notamment les plus fines, devient dès lors incontournable. Ceci explique que, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, nous nous soyons fixé un objectif de réduction de 30 % des particules fines dans l’air d’ici 2015.
Le plan particules nous donne les moyens de relever ce défi. Il mobilise en effet tous les secteurs émetteurs afin d’exploiter leurs potentiels connus de réduction d’émissions. Il est ainsi à la fois ambitieux par son ampleur et le défi qu’il relève, et réaliste car s’appuyant sur des mesures concrètes et des cibles bien définies. Un effort spécifique de pédagogie l’accompagnera : l’innovation seule ne pourra garantir son succès, sans un changement profond de certaines pratiques. Quatre sources principales d’émissions ont été identifiées : le secteur domestique, le secteur industriel, les transports et l’agriculture. Pour chacune d’elles, des mesures spécifiques seront prises. Est ainsi prévue l’optimisation des procédés de chauffage au bois afin de minimiser leurs rejets, notamment sur les chaudières collectives, et le renouvellement des appareils anciens de chauffage domestique au bois. La
réduction des émissions du secteur des transports passera par le recours à des modes de transport propres, et une action forte dans les zones d’actions prioritaires pour l’air, les ZAPA, où des niveaux de pollution sont trop importants et où les collectivités volontaires pourront alors engager des actions expérimentales pour une meilleure gestion du trafic routier et du parc roulant autorisé à circuler.

L’évolution des pratiques agricoles en matière de gestion des effluents ou d’épandage participera de l’effort commun. Ainsi, par une série d’actions concrètes, nous engageons la France dans la lutte contre une des pollutions les plus graves pour la santé des Français. Les démarches régionales à venir et la réalisation des schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie prévus par la loi Grenelle viendront enrichir le dispositif national. Je compte désormais sur l’engagement de chacun pour relever ce défi. Un défi environnemental majeur. Un défi de santé publique et de justice sociale.